’END AND’ : une tapisserie monumentale pour raconter la fin du monde avec humour
Vendredi 9 mai, les élèves de 4ème D sont allés au Centre de Création Contemporaine Olivier Debré pour voir une exposition intitulée END AND. Il s’agit de l’oeuvre d’un artiste néerlandais, Koen Taselaar, qui prend la forme très surprenante d’une tapisserie de 19 mètres de long sur 3,5 mètres de large. Avec seulement 12 couleurs de fils entrecroisés donnant l’illusion de multiples nuances, l’artiste réussit à raconter l’histoire de la Terre depuis la Préhistoire jusqu’à l’époque contemporaine, en illustrant la façon dont chaque époque a craint l’Apocalypse. Ce terme d’origine grecque signifiant "révélation" est souvent employé pour évoquer l’idée de la fin du monde.
Or, en matière d’Apocalypse, les 4D ont pu constater que cette tapisserie est tout sauf sinistre ou effrayante ! Une heure n’a pas suffi pour tout voir tant les motifs tissés sont nombreux, puisant autant dans les mythologies que dans la musique des années 80. En effet, l’artiste illustre l’histoire de la Terre avec humour dans un fourmillement de détails : ici, c’est une ammonite de 66 millions d’années qui raconte l’extinction des dinosaures, là un Godzilla géant qui ouvre l’ère atomique ou encore un personnage de jeu vidéo bien connu qui nous rappelle ce que serait le monde ... après la fin du monde. Les élèves ont pu constater le contraste entre cette vision de l’artiste contemporain et l’oeuvre dont elle s’inspire, c’est-à-dire la tapisserie médiévale de l’Apocalypse, exposée au Château d’Angers. Koen Taselaar semble s’amuser à réinterpréter l’histoire en se moquant de ce qui effraie les Hommes. Pas de réelle fin du monde sur cette toile : chaque époque a ses peurs et le temps passe tandis que l’Apocalypse reste en suspens.
La dernière partie de la tapisserie a beaucoup interrogé les élèves car de sérieuses menaces y sont représentées : la montée des eaux liée au réchauffement climatique, la pollution des océans par le plastique, les virus et autres armes de destruction massive,... Comme le fait remarquer Elza, "au Moyen Age, on craignait l’Apocalypse pour l’Homme alors qu’aujourd’hui, c’est la planète elle-même qui est menacée ! ". Et si le message de cette tapisserie était de prendre davantage soin du monde dans lequel nous vivons ? La pérennité de notre planète ne tient peut-être qu’à un fil ...

