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Dictée bleue : en avant l’orthographe !
Article mis en ligne le 13 octobre 2025

par Jean-Francois Guillard

Dictée bleue : en avant l’orthographe !

Le mercredi 8 octobre, nous, les 5ème du groupe 4, nous sommes rendus à la mairie de La Riche pour faire une dictée avec les Aînés dans le cadre de la Semaine bleue. Il s’agit d’une semaine nationale pour honorer les personnes âgées. Nous avons ainsi rencontré seize seniors, venus s’amuser et tester leur orthographe.

Le texte, extrait de l’autobiographie de Pierre Jakez Hélias Le Cheval d’orgueil, racontait l’enfance difficile des petits Bretons de Pouldrezic au début du XXème siècle. En effet, ils devaient se nourrir de tout ce qui était comestible dans la nature : des châtaignes, des baies, de l’oseille et même des primevères ! Le tout en évitant les flux de ventre !

Nous avons trouvé que le texte était long mais c’était nécessaire pour donner de l’énergie et de la difficulté aux seniors. Nous avons discuté avec nos voisins avec plaisir malgré notre différence d’âge. Quelle surprise pour eux quand nous avons tous sorti de nos poches … une châtaigne porte-bonheur, avec un bel accent circonflexe !

Félicitations aux lauréats !
Premier prix : Sara BODET (5ème B)
Deuxième prix : Idriss GUELLADRESS (5ème B)
Troisième prix : Swann FAUCHEUR-SIMONET (5ème B)

Corrigé de la Dictée bleue

Pierre Jakez Hélias, Le Cheval d’orgueil (Plon, 1975)
Mémoires d’un Breton du pays bigouden

Traduit du breton par l’auteur

En ce temps-là, les enfants de la campagne vivaient souvent avec un bout de boyau vide. Toutes les plantes plus ou moins comestibles sans flux de ventre, de l’oseille sauvage à la primevère, toutes les baies qui poussaient au bord des chemins, tous les fruits des vergers et tous les légumes des champs ouverts étaient pour eux objets de convoitise. Ils chapardaient moins par gourmandise que par nécessité. Les châtaignes d’octobre, en particulier, fournissaient le plus clair des repas du soir. Les enfants allaient « châtaigner » pour toute la famille. Mais les arbres étaient sévèrement gardés par certains propriétaires jaloux de leurs biens. Mon père conte comment il fut surpris, une fois, par le meunier du voisinage au moment où il récoltait les bogues dans le bois du moulin. Il se trouvait dans les branches hautes du châtaignier quand l’autre survint et se mit à le tirer à coups de cailloux comme un écureuil. L’enfant dut s’affaler en bas. Là, il fut cueilli au collet par l’énergumène. Hors de lui, l’homme le traitait de tous les noms malsonnants et menaçait de le laisser tomber, annihilant de fait les miscellanées de la cueillette (des fagacées).